Notre Histoire culinaire

Là où le soleil se lève, les saveurs s’éveillent.

Découvrez l’Histoire de l’Auberge du Soleil Levant

Un lieu où le temps s’arrête, entre Soleils et Vents

Il existe à Pierrelaye, au détour d’une avenue bordée de platanes, une maison que le soleil vient saluer chaque matin.
Ses murs dorés par le temps ont vu passer les chevaux du Roi, les premiers voyageurs de la poste, les soldats du retour, les artistes en quête d’inspiration, et tant de convives venus partager un repas au coin du feu.
C’est l’Auberge du Soleil Levant, aujourd’hui encore gardienne d’un passé lumineux et d’une âme éternelle.

 

 

🏇Aux origines : le relais des voyageurs et des mousquetaires

Bien avant d’être auberge, la maison fut un relais de poste, l’un de ces lieux essentiels où l’on changeait de chevaux pour poursuivre le voyage vers Paris ou Rouen.
Les cavaliers s’y arrêtaient pour souffler, manger chaud, et raconter les nouvelles du royaume.

La légende veut que des mousquetaires du Roi aient jadis fait halte ici, en route vers Pontoise ou Saint-Germain.
Une grande toile, longtemps accrochée près de la cheminée, en portait le témoignage : trois gentilshommes, bottés et capés, levaient leur verre dans la lueur du feu, comme pour saluer les générations à venir.
C’est sans doute de là qu’est née cette atmosphère si particulière : un parfum d’aventure, de camaraderie, et de courage.

 

🕰️ De relais à auberge, la flamme demeure

Avec les siècles, les diligences se sont tues, remplacées par les voitures et les trains, mais l’esprit du relais est resté.
Dans les années 1940, la maison prit le nom de Soleil Levant, hommage à sa façade tournée vers l’Est et à la lumière qui inonde chaque matin la salle principale.
Sous ses poutres anciennes, le feu de bois continua de crépiter, et les voyageurs d’hier devinrent les gourmets d’aujourd’hui.

 

🍷 Octobre 1947 : Pierrelaye à la une de France-Soir

Un jour d’octobre 1947, la France entière entendit parler du Soleil Levant.
France-Soir, le journal le plus lu du pays, relatait un banquet exceptionnel organisé dans cette même auberge.
Autour de la table :
    •    Marcel Achard, l’un des dramaturges les plus brillants de son temps,
    •    Jean Nohain, le célèbre homme de radio et de télévision,
    •    Annabella, actrice française devenue star à Hollywood,
et même des journalistes venus de Londres et de New York.

Ce jour-là, la lumière du soleil levant brillait plus fort que jamais.
Des mains d’Annabella, M. Parfait, alors maître des lieux, reçut la Coupe du Meilleur Hôtelier, décernée par France-Soir et le Club des Sans Clubs.
Un moment de gloire qui fit rayonner Pierrelaye dans toute la presse française et étrangère.

 

 

🔥 Un lieu vivant, entre mémoire et partage

Aujourd’hui encore, l’Auberge du Soleil Levant perpétue la tradition d’accueil et de convivialité qui a traversé les âges.
Sous les poutres anciennes, la cheminée crépite toujours, rappelant les rires d’autrefois.
On y déguste une cuisine française sincère et généreuse, préparée au feu de bois, comme un hommage à la lenteur et au goût vrai.

Certains soirs, quand le vent se lève sur la terrasse et que les verres s’entrechoquent, il semble que l’on entende encore les pas des chevaux sur les pavés, ou les voix des mousquetaires portées par la flamme.
Ici, le temps ne s’efface pas : il se savoure.

 

 

🌿 Un patrimoine vivant

L’Auberge du Soleil Levant n’est pas seulement un restaurant : c’est une mémoire vivante de Pierrelaye, un lieu de passage et de rencontres.
Elle unit les époques, des diligences aux voitures modernes, des banquets d’antan aux repas de famille d’aujourd’hui.

 

Depuis 2001, l’Auberge du Soleil Levant a trouvé en Michael un nouveau gardien de son âme.
Avec patience et amour, il a redonné vie à ce lieu comme on ravive une flamme ancienne.
La cheminée brûle toujours, le feu de bois parfume encore la salle, et les rires des convives se mêlent aux souvenirs des siècles passés.
Sous sa main bienveillante, l’auberge n’est pas devenue un simple restaurant : elle est restée une maison de cœur, un refuge où le temps s’adoucit, où l’histoire continue de s’écrire à chaque repas, dans la chaleur du feu et la lumière du matin.